domingo, 29 de marzo de 2009

Encore (Todavía)


ENCORE…

Tremblent tes mains , amour ,

tes mains elles tremblent

tant qu’elles soutiennent la cigarette ,

elles tremblent

et ce n’est pas l’espoir ,

c’est pas l’angoisse ,

c’est pas l’amour ou l’anxieté qui font

trembler tes mains ; tout simplement

la vie ;

oui , c’est la vie , tu sais ,

la grande voleuse ,

voleuse sinistre

qui , sans avoir le droit

s’ampare de tout

tout ce qu’elle même

nous avait fait cadeaux un jour lointain ,

le jour où nous sommes nés ,

maintenant si loin , si loin , si loin ……

De la force , de la beauté , de l’énergie ,

presque rien reste déjà

¡que c’est dommage !

Nous ne sommes pas ceux que nous fûmes ,

tout s’est perdu : jeneusse , bonheur…

Regarde , amour , regarde bien

mon compagnon : mes rides ,

mes cheveux et mon corps ,

regarde-moi ;

et moi , je te regarde aussi :

les sillons du visage , le tremblement des mains …

Mais encore nous sommes là : toi et moi ,

jusqu’à la fin des temps .

J’ai du mal à vieillir ,

toi , aussi , tu as du mal .

Laisser , parfois , soudain , la joie , les rêves ,

se rendre compte , parfois , s’ôter d’espoir …

c’est dure , on ne le peut nier ,

c’est une tâche pesante , un cauchemar terrible

ne plus être qui on est ,

être … personne ou rien ,

au bord du gouffre ,

et de là , voir la vie qui s’en va ,

qui s’envole…

Mais encore et pourtant

nous sommes là , toi et moi ,

jusqu’à la fin du temps .

(Agosto1999)

Traducción:

TODAVÍA

Tiemblan, amor, tus manos tiemblan.

Tiemblan tus manos

mientras sostienen el cigarrillo.

Tiemblan tus manos

y no es la esperanza,

la angustia o el amor

o la ansiedad la causa

del temblor de tus manos;

es sólo y simplemente, la vida.

Sí, tú lo sabes bien,

se trata de la vida,

la gran ladrona,

sin códigos, siniestra,

que sin tener derecho

se apodera de todo,

de todo lo que un día lejano

ella nos regaló cuando nacimos,

ahora lejos, lejos, lejos…

Fuerza, belleza y energía,

casi nada nos queda ya

¡qué pena!

No somos los que fuimos,

y todo está perdido: la juventud, la dicha…

Mira, mi amor, fíjate bien en mí,

mi compañero :

mis arrugas, mis cabellos y mi cuerpo;

mírame

y yo también te miro:

los surcos de tu rostro, el temblor de tus manos…

Pero aún estamos tú y yo, aquí

hasta el fin de los tiempos.

Me cuesta envejecer,

a ti también te cuesta.

Dejar, a veces, de repente, la alegría y los sueños,

darse cuenta, a veces, y perder la esperanza…

Es duro, es innegable,

una carga pesada, pesadilla terrible,

no ser más quien uno era,

ser… nadie o nada,

al borde del abismo,

y desde allí ver la vida que se va,

que huye…

Más sin embargo y a pesar de todo

aquí estamos, tú y yo,

hasta el fin de los tiempos.

(Traducción: 15 de marzo de 2009)

No hay comentarios: