
ENCORE…
Tremblent tes mains , amour ,
tes mains elles tremblent
tant qu’elles soutiennent la cigarette ,
elles tremblent
et ce n’est pas l’espoir ,
c’est pas l’angoisse ,
c’est pas l’amour ou l’anxieté qui font
trembler tes mains ; tout simplement
la vie ;
oui , c’est la vie , tu sais ,
la grande voleuse ,
voleuse sinistre
qui , sans avoir le droit
s’ampare de tout
tout ce qu’elle même
nous avait fait cadeaux un jour lointain ,
le jour où nous sommes nés ,
maintenant si loin , si loin , si loin ……
De la force , de la beauté , de l’énergie ,
presque rien reste déjà
¡que c’est dommage !
Nous ne sommes pas ceux que nous fûmes ,
tout s’est perdu : jeneusse , bonheur…
Regarde , amour , regarde bien
mon compagnon : mes rides ,
mes cheveux et mon corps ,
regarde-moi ;
et moi , je te regarde aussi :
les sillons du visage , le tremblement des mains …
Mais encore nous sommes là : toi et moi ,
jusqu’à la fin des temps .
J’ai du mal à vieillir ,
toi , aussi , tu as du mal .
Laisser , parfois , soudain , la joie , les rêves ,
se rendre compte , parfois , s’ôter d’espoir …
c’est dure , on ne le peut nier ,
c’est une tâche pesante , un cauchemar terrible
ne plus être qui on est ,
être … personne ou rien ,
au bord du gouffre ,
et de là , voir la vie qui s’en va ,
qui s’envole…
Mais encore et pourtant
nous sommes là , toi et moi ,
jusqu’à la fin du temps .
(Agosto1999)
Traducción:
TODAVÍA
Tiemblan, amor, tus manos tiemblan.
Tiemblan tus manos
mientras sostienen el cigarrillo.
Tiemblan tus manos
y no es la esperanza,
la angustia o el amor
o la ansiedad la causa
del temblor de tus manos;
es sólo y simplemente, la vida.
Sí, tú lo sabes bien,
se trata de la vida,
la gran ladrona,
sin códigos, siniestra,
que sin tener derecho
se apodera de todo,
de todo lo que un día lejano
ella nos regaló cuando nacimos,
ahora lejos, lejos, lejos…
Fuerza, belleza y energía,
casi nada nos queda ya
¡qué pena!
No somos los que fuimos,
y todo está perdido: la juventud, la dicha…
Mira, mi amor, fíjate bien en mí,
mi compañero :
mis arrugas, mis cabellos y mi cuerpo;
mírame
y yo también te miro:
los surcos de tu rostro, el temblor de tus manos…
Pero aún estamos tú y yo, aquí
hasta el fin de los tiempos.
Me cuesta envejecer,
a ti también te cuesta.
Dejar, a veces, de repente, la alegría y los sueños,
darse cuenta, a veces, y perder la esperanza…
Es duro, es innegable,
una carga pesada, pesadilla terrible,
no ser más quien uno era,
ser… nadie o nada,
al borde del abismo,
y desde allí ver la vida que se va,
que huye…
Más sin embargo y a pesar de todo
aquí estamos, tú y yo,
hasta el fin de los tiempos.
(Traducción: 15 de marzo de 2009)

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